Philosophie

Comment je pense la construction logicielle, le leadership d’équipe, et le fait de rester à la pointe.

Diriger des équipes

Je crois qu’une bonne équipe tech se construit sur la confiance et l’autonomie, pas le contrôle. Mon rôle en tant que lead est de donner une direction claire, débloquer, et laisser les gens faire leur meilleur travail.

Je recrute pour la curiosité et le sens de la responsabilité. Ce qui m’intéresse, c’est moins ce que quelqu’un sait déjà, et plus comment il pense, apprend et communique. Les titres comptent moins que l’impact.

Les processus doivent servir l’équipe, pas l’inverse. Je garde les rituels minimaux — standups courts, communication async-first, décisions écrites. Si une réunion peut être un message, elle devrait l’être.

Travailler seul

Quand je construis seul — projets perso, prototypes, outils open source — la vitesse et la clarté comptent le plus. J’optimise pour le shipping, pas la perfection. Le MVP doit exister avant que la version deux ne soit planifiée.

Je garde ma stack intentionnelle. Je choisis des outils en qui j’ai confiance et je vais en profondeur plutôt que de courir après chaque nouveau framework. En ce moment : TypeScript partout, Astro pour le statique, Next.js pour du fullstack, React pour l’interactif, Python quand j’ai besoin de ML.

Travailler avec l’IA

L’IA n’est pas une nouveauté pour moi — c’est une partie intégrante de ma façon de travailler et construire. J’utilise les LLMs quotidiennement pour la génération de code, la revue d’architecture, la rédaction de contenu et le debugging. Claude Code est mon outil principal de pair-programming.

Au travail, je conçois des pipelines agentiques et des architectures multi-modèles pour la production. J’ai mené l’adoption GenAI dans les équipes — des outils internes aux features IA côté client. Je me soucie de la fiabilité, l’observabilité et le contrôle des coûts, pas juste des démos.

Mon point de vue : l’IA amplifie le bon engineering, elle ne le remplace pas. Les développeurs qui prospéreront sont ceux qui apprennent à piloter l’IA efficacement tout en gardant leurs compétences fondamentales affûtées. C’est cette approche que j’enseigne à l’École d’ingénieurs EPF.

Gérer son temps

Je protège mes blocs de deep work avec zèle. Le changement de contexte est le tueur silencieux de la productivité — la mienne comme celle de mon équipe. Je regroupe les réunions et garde de larges blocs ininterrompus pour coder et réfléchir.

Je commence chaque journée avec intention. J’ai construit Jim, un assistant de tâches en terminal, spécifiquement pour ça — revoir ce qui compte, décider quoi garder, et consciemment laisser tomber le reste.

Je ne crois pas à la hustle culture. Je crois au travail à fort levier, à la régularité, et à savoir quand s’arrêter. Le repos fait partie du système.